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Les filtres plantés en détail Le prétraitement | Le prétraitement consiste à séparer les matières solides des matières liquides. C'est l'utilisation de toilettes à eau qui impose cette première phase d'épuration :
Assainissement conventionnel
C'est la traditionnelle fosse qui effectue le prétraitement. Les matières solides décantent, les eaux résiduels sont dirigées directement vers le traitement. Inconvénients : dans la fosse les matières solides sont dégradées en milieu anaérobie (absence d'oxygène), d'où une dégradation incomplète avec une production de boues et de gaz très malodorants. La fosse doit être vidée lorsque les boues accumulées au fond de la fosse atteignent la moitié de la capacité totale de la fosse, soit tous les 4 à 10 ans suivant l'occupation de l'habitation. Les boues vidangées doivent être traitées en station d'épuration. L'assainissement n'est alors plus tout à fait autonome et engendre une concentration de la pollution sur les points de traitement des boues.
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|  Phytoépuration
On supprime la fosse au profit d'un filtre planté à écoulement vertical de roseaux. Les matières sont retenues en surface du filtre, tandis que les eaux percolent verticalement au travers du filtre. Dans ce cas il n'y a ni fosse ni bac dégraisseur. Ce type de filtre effectue le traitement primaire avec la filtration, et le traitement secondaire (appelé également traitement biologique aérobie) avec cultures de micro-organismes fixés sur les granulats.
Il n'y a pas de production de boue mais un compost se forme en surface car la dégradation des matières organiques se déroule en présence d'oxygène. Le compost doit être retiré environ tous les 10 ans, utilisable au jardin d'ornement. Il n'y a pas d'odeur. Le filtre vertical est cloisonné en 2 parties, un seul côté est alimenté à la fois, d'où une manoeuvre 1 fois par semaine pour changer de côté.
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|  Et pourquoi pas les toilettes à compost ? | Mettre ses petits besoins dans l'eau, pour ensuite les séparer, est à bien y réfléchir une procédure quelque peu illogique ! Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme … tout le monde connaît cela. Ainsi la vie s'inscrit dans des cycles : cycle des matières, cycle de l'eau etc … Dans l'utilisation de toilettes à eau, nous prélevons notre nourriture du cycle de matière, pour la rejeter dans le cycle de l'eau. Nous sommes donc responsables d'un appauvrissement du cycle de matière (appauvrissement des sols) et de la pollution des eaux (injection de nos déchets dans le cycle de l'eau).
A l'heure où l'on parle de plus en plus de sécheresse et d'économies d'eau (et même en Bretagne n'est-ce pas !), on peut franchir ce pas de géant en essayant les toilettes à compost : économies d'eau à la clé, effluents plus faciles à épurer, et production de compost de qualité. Rassurez-vous il ne s'agit pas de latrines inconfortables et malodorantes, mais bien d'un petit coin au chaud dans la maison, sans odeur. Si on est un peu sceptique, on peut d'abord essayer un cabanon extérieur (mais fonctionnant bien comme des toilettes sèches, c'est à dire avec un apport carboné, sciure ou copeaux), ou bien faire un compromis en gardant un sanitaire à eau et un autre sans, ou bien encore en installant un urinoir et des toilettes à compost, ce qui est plus pratique pour ces messieurs …
Pour en savoir plus sur les toilettes sèches, nous vous conseillons l'excellent livre de Christophe Elain aux Editions Eauphilane "Un petit coin pour soulager la planète". Pour des réceptions, l'association Aquaterre vous propose des toilettes sèches mobiles en location, dans la région Alsacienne.
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|  Le traitement | Assainissement conventionnel
Le traitement par le sol est privilégié : soit sur le sol en place (épandage), soit sur un sol reconstitué si les caractéristiques locales du sol ne sont pas aptes à garantir l'épuration et l'infiltration des eaux (les filtres à sable ou à zéolite). Dans tous les cas, le système est enterré, ne facilitant pas la surveillance du système, ni son entretien.
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|  Le traitement |  Phytoépuration
Le traitement s'effectue au sein des filtres plantés qui peuvent être assimilés à des sols reconstitués dans lesquels des plantes sont installées.
Le traitement commence dans le filtre à écoulement vertical en milieu aérobie, puis se poursuit dans le filtre planté à écoulement horizontal. Dans ce dernier, les eaux y circulent horizontalement par effet piston à la manière d'une nappe phréatique, sous la surface du substrat. De ce fait y est présente une mosaïque de zones aérobies et anaérobies. Une dégradation lente effectue la finition du traitement des matières organiques en solution. Il se vide par trop plein, et est donc toujours rempli d'eau sans que celle-ci ne soit affleurante. De nombreuses espèces y sont plantées : massettes, iris des marais, salicaires, rubaniers, scirpes, menthes aquatiques, plantains d'eau ... Elles absorbent pour leur métabolisme une partie des nitrates et des phosphates.
Le filtre planté à écoulement horizontal participe au traitement secondaire tertiaire et quaternaire.
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